« Par une froide matinée de lautomne 1953, un jeune homme arpente dun pas indécis le trottoir dune avenue bordant le Champ-de-Mars à paris. Et sil na pas lair de savoir où il va, cest quil sait trop bien où il devrait aller. Seulement voilà... De temps en temps, il jette un coup doeil vers les fenêtres dune belle maison particulière comme pour guetter un signe... Dans sa poche il y a une lettre dintroduction, comme on dit. Mais plus il y pense, plus il se demande si cest une bonne idée. Certes cest simple daller voir un homme, de lui dire quon ladmire, quen somme, il est tout pour vous... Oui, mais tout de même, comment oser ? Surtout avec cette lettre chiffonnée. Voilà, cest ça, avec une autre là, il aurait le courage, il irait sonner... Alors, on lui ouvrirait, on lannoncerait, et il entendrait linimitable voix du maître résonner sous la voûte du premier étage. Finalement rien ne presse... il reviendra demain, ou un autre jour... Je vais vous faire un aveu, ce jeune homme cétait moi. Quant à celui que je nai jamais osé aller importuner, cet homme qui avait illuminé ma vie et décidé de ma vocation théâtrale par son génie, sa culture, son charme, sa fantaisie et son esprit cétait Sacha Guitry. Et si la vie des grands hommes na parfois rien dextraordinaire, la sienne, au contraire, a été riche, étincelante, brillante, un peu comme sil avait décidé de la façonner à limage de son oeuvre. » Michel Galabru raconte sa passion pour Sacha Guitry, mais aussi la vie de théâtre et de cinéma de ce dernier, grand dévoreur de pellicule comme de femmes. Un récit truculent, riche en anecdotes, choc de deux personnalités aux multiples points communs. Ayant le sens de lhumour, de bons mots, la passion des planches comme des femmes, Galabru et Sacha Guitry ne pouvaient que se rencontrer. Comédien, homme de théâtre autant que de cinéma, Michel Galabru qui fête cette année ses cinquante ans de métier a déjà publié chez Flammarion.
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