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Note promotionnelleFrédéric Rousseau est professeur agrégé d'histoire contemporaine à l'université Paul Valéry-Montpellier III.,PrésentationS'il demeure un "mystère" dans le cours de la Première Guerre mondiale, c'est le déroulement de la mobilisation : en quelques heures, au son des cloches, des millions de Français ont quitté les leurs, leur village, parfois pour la première fois, délaissant les récoltes, ont rejoint, sans incident, leur lieu d'enrôlement, revêtu l'uniforme, pris les armes et sont montés au front. Pour nombre d'historiens, il y aurait eu un "consentement" patriotique de l'opinion, préparé notamment par l'école, et qui aurait conduit, par une "brutalisation" des hommes et des sociétés en guerre, à prolonger le Grand Carnage par la haine de l'ennemi. Frédéric Rousseau mène une lecture différente des sources - journaux intimes et correspondances familiales au premier chef : les stratifications sociales qui constituaient la société française ont tamisé la mise en guerre de chacun, selon que l'on était paysan ou avocat, ouvrier ou professeur. Relayé par les parents restés à l'arrière, le regard que la communauté ou le voisinage portaient sur les potentiels "héros" neutralisa, dans un premier temps, toutepossibilité de refuser la guerre ; mais, au fil des mois, les yeux de beaucoup se déssillèrent devant l'absurdité du sacrifice et la commune humanité des belligérants. Le débat entre historiens est ouvert. Afficher moinsAfficher plus

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Note promotionnelleFrédéric Rousseau est professeur agrégé d'histoire contemporaine à l'université Paul Valéry-Montpellier III.,PrésentationS'il demeure un "mystère" dans le cours de la Première Guerre mondiale, c'est le déroulement de la mobilisation : en quelques heures, au son des cloches, des millions de Français ont quitté les leurs, leur village, parfois pour la première fois, délaissant les récoltes, ont rejoint, sans incident, leur lieu d'enrôlement, revêtu l'uniforme, pris les armes et sont montés au front. Pour nombre d'historiens, il y aurait eu un "consentement" patriotique de l'opinion, préparé notamment par l'école, et qui aurait conduit, par une "brutalisation" des hommes et des sociétés en guerre, à prolonger le Grand Carnage par la haine de l'ennemi. Frédéric Rousseau mène une lecture différente des sources - journaux intimes et correspondances familiales au premier chef : les stratifications sociales qui constituaient la société française ont tamisé la mise en guerre de chacun, selon que l'on était paysan ou avocat, ouvrier ou professeur. Relayé par les parents restés à l'arrière, le regard que la communauté ou le voisinage portaient sur les potentiels "héros" neutralisa, dans un premier temps, toutepossibilité de refuser la guerre ; mais, au fil des mois, les yeux de beaucoup se déssillèrent devant l'absurdité du sacrifice et la commune humanité des belligérants. Le débat entre historiens est ouvert. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
14-18, penser le patriotisme
Editeur
Format
Poche
Publication
11 octobre 2018
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
480
Taille
17.8 x 11 x 2 cm
Poids
254
ISBN-13
9782072798221

Contenu

4ème de couverture

S'il demeure un "mystère" dans le cours de la Première Guerre mondiale, c'est le déroulement de la mobilisation : en quelques heures, au son des cloches, des millions de Français ont quitté les leurs, leur village, parfois pour la première fois, délaissant les récoltes, ont rejoint, sans incident, leur lieu d'enrôlement, revêtu l'uniforme, pris les armes et sont montés au front. Pour nombre d'historiens, il y aurait eu un "consentement" patriotique de l'opinion, préparé notamment par l'école, et qui aurait conduit, par une "brutalisation" des hommes et des sociétés en guerre, à prolonger le Grand Carnage par la haine de l'ennemi. Frédéric Rousseau mène une lecture différente des sources - journaux intimes et correspondances familiales au premier chef : les stratifications sociales qui constituaient la société française ont tamisé la mise en guerre de chacun, selon que l'on était paysan ou avocat, ouvrier ou professeur. Relayé par les parents restés à l'arrière, le regard que la communauté ou le voisinage portaient sur les potentiels "héros" neutralisa, dans un premier temps, toute possibilité de refuser la guerre ; mais, au fil des mois, les yeux de beaucoup se déssillèrent devant l'absurdité du sacrifice et la commune humanité des belligérants. Le débat entre historiens est ouvert.Biographie de l'auteurFrédéric Rousseau est professeur agrégé d'histoire contemporaine à l'université Paul Valéry-Montpellier III. Il est spécialiste de la Première Guerre mondiale. Ancien directeur d'Etats, sociétés, idéologies, défense (ESID) et du Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales (CRISES), il dirige depuis 2014 la Maison des Sciences de l'Homme SUD (Les Sciences Unies pour un autre Développement) à Montpellier. Il est notamment l'auteur de L'Enfant juif de Varsovie. Histoire d'une photographie (Editions du Seuil, 2009) pour lequel il a obtenu le prix de la Fondation Auschwitz de Bruxelles.
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