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La fin de l'exception humaine

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Note promotionnelleJean-Marie Schaeffer, philosophe, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, se livre à une critique radicale de l'esthétique et de ses fondements philosophiques.,PrésentationL'unité de l'humanité est celle d'une espèce biologique que nous ne saurions extraire de l'ensemble des formes de vie non humaine qui constitue bien plus que son "environnement". À ce constat désormais incontestable, les sciences humaines et sociales opposent néanmoins la thèse de l'exception humaine : dans son essence propre, l'homme transcende à la fois la réalité des autres formes de vie et sa propre "naturalité". Le philosophe pose qu'Homo est un "moi" ou un "sujet", radicalement autonome et fondateur de son propre être ; le sociologue tient que cette transcendance se situe dans la société, par essence "anti-naturelle". L'anthropologue affirme, lui, que seule la "culture" (la création de systèmes symboliques) constitue le propre de l'homme. L'humanité s'inscrit dans la vie grâce à des visions globales du monde et à des savoirs empiriques morcelés. La thèse de l'exception humaine est une vision du monde. Son coût, au regard de son utilité supposée, est exorbitant - l'impossibilité d'articuler les savoirs empiriques assurés en une vision intégrée de l'identité humaine qui conjugue les sciences de la culture et les autres connaissances concernant l'homme. Jean-MarieSchaeffer, philosophe, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, se livre à une critique radicale de l'esthétique et de ses fondements philosophiques. Avec L'art de l'âge moderne. L'esthétique et la philosophie de l'art du XVIIIᵉ siècle à nos jours (Gallimard, 1992), il s'attaque à la tradition qui veut que l'Art soit un savoir extatique, irréductible à toute activité humaine autre. Dans Les célibataires de l'Art. Pour une esthétique sans mythes (Gallimard, 1996), il démonte le nouveau mythe, surgi sur les ruines de la théorie spéculative de l'art : la nature esthétique serait une propriété des oeuvres, alors qu'elle est une dimension de nos conduites - à l'égard d'oeuvres comme d'événements ou d'objets ordinaires. La fin de l'exception humaine peut être lu comme la clef de voûte de l'ensemble. Afficher moinsAfficher plus

La fin de l'exception humaine

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Note promotionnelleJean-Marie Schaeffer, philosophe, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, se livre à une critique radicale de l'esthétique et de ses fondements philosophiques.,PrésentationL'unité de l'humanité est celle d'une espèce biologique que nous ne saurions extraire de l'ensemble des formes de vie non humaine qui constitue bien plus que son "environnement". À ce constat désormais incontestable, les sciences humaines et sociales opposent néanmoins la thèse de l'exception humaine : dans son essence propre, l'homme transcende à la fois la réalité des autres formes de vie et sa propre "naturalité". Le philosophe pose qu'Homo est un "moi" ou un "sujet", radicalement autonome et fondateur de son propre être ; le sociologue tient que cette transcendance se situe dans la société, par essence "anti-naturelle". L'anthropologue affirme, lui, que seule la "culture" (la création de systèmes symboliques) constitue le propre de l'homme. L'humanité s'inscrit dans la vie grâce à des visions globales du monde et à des savoirs empiriques morcelés. La thèse de l'exception humaine est une vision du monde. Son coût, au regard de son utilité supposée, est exorbitant - l'impossibilité d'articuler les savoirs empiriques assurés en une vision intégrée de l'identité humaine qui conjugue les sciences de la culture et les autres connaissances concernant l'homme. Jean-MarieSchaeffer, philosophe, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, se livre à une critique radicale de l'esthétique et de ses fondements philosophiques. Avec L'art de l'âge moderne. L'esthétique et la philosophie de l'art du XVIIIᵉ siècle à nos jours (Gallimard, 1992), il s'attaque à la tradition qui veut que l'Art soit un savoir extatique, irréductible à toute activité humaine autre. Dans Les célibataires de l'Art. Pour une esthétique sans mythes (Gallimard, 1996), il démonte le nouveau mythe, surgi sur les ruines de la théorie spéculative de l'art : la nature esthétique serait une propriété des oeuvres, alors qu'elle est une dimension de nos conduites - à l'égard d'oeuvres comme d'événements ou d'objets ordinaires. La fin de l'exception humaine peut être lu comme la clef de voûte de l'ensemble. Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La fin de l'exception humaine
Editeur
Format
Broché
Publication
20 septembre 2007
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
464
Taille
20.5 x 14 x 2.9 cm
Poids
450
ISBN-13
9782070749997

Auteur

Livré entre : 14 juin - 19 juin
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