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La patience du Concept

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Audience : Adulte - Haut niveau
Le Pitch
Présentation"Un système n'est faux que lorsqu'on prétend que son point de vue est le plus élevé." L'auteur de cette parole a-t-il bien eu l'ambition qu'on lui prête de surplomber et de clore la Métaphysique ? Son projet ne fut-il pas plutôt d'élaborer un nouveau type de discours ? Or, dans la hâte de juger la "doctrine", on a trop souvent lu Hegel comme s'il suffisait de dominer sa terminologie pour être de plain-pied avec son texte. Qu'on ait donc la patience de suivre le travail que ce discours opère sur lui-même à mesure qu'il se déploie - et l'on verra les concepts se déformer, effacer leurs limites, s'expulser du sens auquel l'"Entendement" (c'est-à-dire nous-même) les avait trop vite assignés. "Ne dites plus, mais dites... N'opposez plus, mais dissolvez..." : ces injonctions parcourent le discours et doivent diriger le lecteur, au sens où l'on dirige des comédiens. Au coeur de ce nouveau langage, Hegel est-il donc imprenable, si l'on respecte les règles de son jeu ? Ce n'est pas ce que veut dire Gérard Lebrun. Relever les points sur lesquels le philosophe aurait pu déjouer les attaques, c'est faire place nette à une critique qui affronterait le hégélianisme tel qu'il était, et non tel qu'on l'imagina polémiquement. Il est vrai qu'en cette étape, l'entreprise semblera ne déboucher sur rien. Mais cela même pourrait être une indication. À vouloir décaper la philosophie spéculative du dogmatisme sommaire auquel elle fut trop souvent réduite, on en vient naturellement à parler en nihiliste. Quelle "Vérité" maléfique recèle donc une oeuvre qui récompense de la sorte un lecteur patient ? Afficher moinsAfficher plus

La patience du Concept

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Le Pitch

Présentation"Un système n'est faux que lorsqu'on prétend que son point de vue est le plus élevé." L'auteur de cette parole a-t-il bien eu l'ambition qu'on lui prête de surplomber et de clore la Métaphysique ? Son projet ne fut-il pas plutôt d'élaborer un nouveau type de discours ? Or, dans la hâte de juger la "doctrine", on a trop souvent lu Hegel comme s'il suffisait de dominer sa terminologie pour être de plain-pied avec son texte. Qu'on ait donc la patience de suivre le travail que ce discours opère sur lui-même à mesure qu'il se déploie - et l'on verra les concepts se déformer, effacer leurs limites, s'expulser du sens auquel l'"Entendement" (c'est-à-dire nous-même) les avait trop vite assignés. "Ne dites plus, mais dites... N'opposez plus, mais dissolvez..." : ces injonctions parcourent le discours et doivent diriger le lecteur, au sens où l'on dirige des comédiens. Au coeur de ce nouveau langage, Hegel est-il donc imprenable, si l'on respecte les règles de son jeu ? Ce n'est pas ce que veut dire Gérard Lebrun. Relever les points sur lesquels le philosophe aurait pu déjouer les attaques, c'est faire place nette à une critique qui affronterait le hégélianisme tel qu'il était, et non tel qu'on l'imagina polémiquement. Il est vrai qu'en cette étape, l'entreprise semblera ne déboucher sur rien. Mais cela même pourrait être une indication. À vouloir décaper la philosophie spéculative du dogmatisme sommaire auquel elle fut trop souvent réduite, on en vient naturellement à parler en nihiliste. Quelle "Vérité" maléfique recèle donc une oeuvre qui récompense de la sorte un lecteur patient ? Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La patience du concept : Essai sur le discours hégélien
Editeur
Format
Broché
Publication
07 mars 1972
Audience
Adulte - Haut niveau
Pages
426
Taille
22.5 x 14 x 3 cm
Poids
525
ISBN-13
9782070281091

Contenu

4ème de couverture

"Un système n'est faux que lorsqu'on prétend que son point de vue est le plus élevé." L'auteur de cette parole a-t-il bien eu l'ambition qu'on lui prête de surplomber et de clore la Métaphysique ? Son projet ne fut-il pas plutôt d'élaborer un nouveau type de discours ? Or, dans la hâte de juger la "doctrine", on a trop souvent lu Hegel comme s'il suffisait de dominer sa terminologie pour être de plain-pied avec son texte. Qu'on ait donc la patience de suivre le travail que ce discours opère sur lui-même à mesure qu'il se déploie - et l'on verra les concepts se déformer, effacer leurs limites, s'expulser du sens auquel l'"Entendement" (c'est-à-dire nous-même) les avait trop vite assignés. "Ne dites plus, mais dites... N'opposez plus, mais dissolvez..." : ces injonctions parcourent le discours et doivent diriger le lecteur, au sens où l'on dirige des comédiens. Au coeur de ce nouveau langage, Hegel est-il donc imprenable, si l'on respecte les règles de son jeu ? Ce n'est pas ce que veut dire Gérard Lebrun. Relever les points sur lesquels le philosophe aurait pu déjouer les attaques, c'est faire place nette à une critique qui affronterait le hégélianisme tel qu'il était, et non tel qu'on l'imagina polémiquement. Il est vrai qu'en cette étape, l'entreprise semblera ne déboucher sur rien. Mais cela même pourrait être une indication. À vouloir décaper la philosophie spéculative du dogmatisme sommaire auquel elle fut trop souvent réduite, on en vient naturellement à parler en nihiliste. Quelle "Vérité" maléfique recèle donc une oeuvre qui récompense de la sorte un lecteur patient ?
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