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L'art de la Renaissance

1.0

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Apparu en Toscane au début du XVe siècle, l'art de la Renaissance s'est étendu à toute l'Italie avant d'imprégner l'art européen dans son ensemble. Révolution dans l'histoire de la pensée, la Renaissance tourne le dos aux valeurs médiévales en prenant appui sur une redécouverte de l'Antiquité. Issue de l'humanisme, elle place l'homme au centre de la représentation du monde. L'art de la Renaissance témoigne d'un temps où les frontières entre les savoirs sont moins tranchées qu'aujourd'hui : les peintres y sont sculpteurs et architectes, tel Michel-Ange, mais aussi ingénieurs et savants, comme Piero della Francesca ou Léonard de Vinci. Révolution esthétique, l'art de la Renaissance n'est pas monolithique. Se développant sur deux siècles, il mène de l'invention de la perspective aux déformations maniéristes de Pontormo ou de Parmesan. Il trouve des expressions spécifiques en France avec l'École de Fontainebleau, en Flandre aussi bien avec Bruegel l'Ancien qu'avec Quentin Metsys, en Angleterre avec Holbein, en Allemagne avec Dürer. Gérard Legrand (1927-1999), critique d'art et de cinéma, a enseigné l'esthétique du film à la FEMIS. Il a été chargé de cours à l'Institut d'art et d'archéologie de Paris et a codirigé le Dictionnaire universel de la peinture (le Robert). Collaborateur d'André Breton pour l'Art magique (rééd. Adam Biro/Phébus), il est l'auteur notamment d'un Giorgio de Chirico (Filipacchi) et, dans la collection «Comprendre et reconnaître», de l'Art romantique (Larousse). Extrait Extrait de l'introduction Nous disons «l'art du XVIIIe siècle» en fonction d'une chronologie fixe ; «l'art du Moyen Âge» en relation avec une période plus floue, plus vaste, dénommée après coup. Nous disons «l'art baroque» par référence à des polémiques non encore tout à fait éteintes. Parler de l'art de la Renaissance, c'est d'abord parler du phénomène culturel plus ample qu'a été la Renaissance. Plus personne ne croit aujourd'hui que le Moyen Âge ait été une époque uniforme de ténèbres, à laquelle aurait succédé la radieuse aurore de la Renaissance. Mais à cette tendance a succédé naguère une exagération contraire, d'aucuns disant que la Renaissance n'était en réalité que le «déclin du Moyen Âge». Dans ses diverses expressions, la Renaissance apparaissait comme une vallée incertaine entre les majestueux édifices de la scolastique médiévale, sinon de la féodalité, et du «rationalisme cartésien». Cela, qui s'appliquait surtout au progrès scientifique, concernait aussi bien (ou plutôt aussi mal) l'art. À cette dépréciation positiviste de la Renaissance, est venue s'en ajouter une autre, d'origine puritaine, flagrante chez les peintres nazaréens ou préraphaélites, et chez un critique aussi vanté que l'Anglais John Ruskin. La Renaissance est un phénomène global de l'histoire de la pensée et des pratiques. C'est-à-dire que ses manifestations se recoupent et s'imbriquent, et que ses acteurs ont consciemment favorisé cette intégration : le nombre d'artistes dont nous verrons qu'ils furent aussi écrivains, ingénieurs, savants, le nombre d'artistes qui pratiquèrent à la fois peinture, sculpture, architecture, fourniraient de longues listes. C'est aussi un phénomène d'auto-affirmation. Non point parce que, un jour, une poignée d'esprits audacieux aurait décidé de créer ou de «lancer» la Renaissance, ou parce qu'une école de bâtisseurs aurait annoncé le retour aux ordres antiques. Mais la Renaissance a très vite pris conscience d'elle-même comme d'une époque révolutionnaire : on a même pu soutenir (André Chastel) que c'était la seule époque de l'histoire de l'art qui ait eu à ce point le sentiment de sa réalité, de ses possibilités, de son «désir d'être». Les témoignages abondent : celui des artistes est plus discret que celui des écrivains, mais ils vivent en communauté d'intentions. C'est, vers 1455, le lettré Aenea Sylvio Piccolomini (pape, de 1458 à 1464, sous le nom de Pie II) qui affirme : «Avec Pétrarq Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Apparu en Toscane au début du XVe siècle, l'art de la Renaissance s'est étendu à toute l'Italie avant d'imprégner l'art européen dans son ensemble. Révolution dans l'histoire de la pensée, la Renaissance tourne le dos aux valeurs médiévales en prenant appui sur une redécouverte de l'Antiquité. Issue de l'humanisme, elle place l'homme au centre de la représentation du monde. L'art de la Renaissance témoigne d'un temps où les frontières entre les savoirs sont moins tranchées qu'aujourd'hui : les peintres y sont sculpteurs et architectes, tel Michel-Ange, mais aussi ingénieurs et savants, comme Piero della Francesca ou Léonard de Vinci. Révolution esthétique, l'art de la Renaissance n'est pas monolithique. Se développant sur deux siècles, il mène de l'invention de la perspective aux déformations maniéristes de Pontormo ou de Parmesan. Il trouve des expressions spécifiques en France avec l'École de Fontainebleau, en Flandre aussi bien avec Bruegel l'Ancien qu'avec Quentin Metsys, en Angleterre avec Holbein, en Allemagne avec Dürer. Gérard Legrand (1927-1999), critique d'art et de cinéma, a enseigné l'esthétique du film à la FEMIS. Il a été chargé de cours à l'Institut d'art et d'archéologie de Paris et a codirigé le Dictionnaire universel de la peinture (le Robert). Collaborateur d'André Breton pour l'Art magique (rééd. Adam Biro/Phébus), il est l'auteur notamment d'un Giorgio de Chirico (Filipacchi) et, dans la collection «Comprendre et reconnaître», de l'Art romantique (Larousse). Extrait Extrait de l'introduction Nous disons «l'art du XVIIIe siècle» en fonction d'une chronologie fixe ; «l'art du Moyen Âge» en relation avec une période plus floue, plus vaste, dénommée après coup. Nous disons «l'art baroque» par référence à des polémiques non encore tout à fait éteintes. Parler de l'art de la Renaissance, c'est d'abord parler du phénomène culturel plus ample qu'a été la Renaissance. Plus personne ne croit aujourd'hui que le Moyen Âge ait été une époque uniforme de ténèbres, à laquelle aurait succédé la radieuse aurore de la Renaissance. Mais à cette tendance a succédé naguère une exagération contraire, d'aucuns disant que la Renaissance n'était en réalité que le «déclin du Moyen Âge». Dans ses diverses expressions, la Renaissance apparaissait comme une vallée incertaine entre les majestueux édifices de la scolastique médiévale, sinon de la féodalité, et du «rationalisme cartésien». Cela, qui s'appliquait surtout au progrès scientifique, concernait aussi bien (ou plutôt aussi mal) l'art. À cette dépréciation positiviste de la Renaissance, est venue s'en ajouter une autre, d'origine puritaine, flagrante chez les peintres nazaréens ou préraphaélites, et chez un critique aussi vanté que l'Anglais John Ruskin. La Renaissance est un phénomène global de l'histoire de la pensée et des pratiques. C'est-à-dire que ses manifestations se recoupent et s'imbriquent, et que ses acteurs ont consciemment favorisé cette intégration : le nombre d'artistes dont nous verrons qu'ils furent aussi écrivains, ingénieurs, savants, le nombre d'artistes qui pratiquèrent à la fois peinture, sculpture, architecture, fourniraient de longues listes. C'est aussi un phénomène d'auto-affirmation. Non point parce que, un jour, une poignée d'esprits audacieux aurait décidé de créer ou de «lancer» la Renaissance, ou parce qu'une école de bâtisseurs aurait annoncé le retour aux ordres antiques. Mais la Renaissance a très vite pris conscience d'elle-même comme d'une époque révolutionnaire : on a même pu soutenir (André Chastel) que c'était la seule époque de l'histoire de l'art qui ait eu à ce point le sentiment de sa réalité, de ses possibilités, de son «désir d'être». Les témoignages abondent : celui des artistes est plus discret que celui des écrivains, mais ils vivent en communauté d'intentions. C'est, vers 1455, le lettré Aenea Sylvio Piccolomini (pape, de 1458 à 1464, sous le nom de Pie II) qui affirme : «Avec Pétrarq Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
L'art de la Renaissance
Editeur
Format
Broché
Publication
13 juin 2012
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
144
Taille
25 x 14.5 x 1 cm
Poids
375
ISBN-13
9782035876379

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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