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Arts d'Afrique, des Amériques et d'Océanie

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Audience : Adulte - Grand Public
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Pour découvrir et s’initier aux arts traditionnels des civilisations d’Afrique, d’Amériques (Inuits, Indiens d’Amérique du Nord, Amérique centrale, Caraïbes, Andes, Amazonie) et d’Océanie. Extrait Extrait de l'introduction Dans le souci de renouveler la présentation de collections héritées des anciens musées ethnographiques ou coloniaux, fondés il y a plus d'un siècle, un grand nombre d'institutions européennes ont fait peau neuve ces dernières années, à Londres, à Berlin, à Leyde ou à Paris (musée du Quai Branly). S'ils jouissent aujourd'hui de l'estime universelle, les arts d'Afrique, d'Océanie et des Amériques ont été longtemps méconnus ou déconsidérés : cette introduction se propose de retracer l'histoire du regard occidental sur ces productions artistiques en s'appuyant sur celle des collections et évoquera la question du regard, trop souvent négligée, des peuples producteurs sur leurs propres oeuvres. Premières rencontres On a coutume de faire remonter le goût des souverains occidentaux pour les collections exotiques à Charlemagne, à qui le calife de Bagdad, Haroun Al Rachid, avait remis de fabuleux présents. Dans les siècles suivants, ce furent les croisades qui rapportèrent d'Orient des armes, des tissus et de la vaisselle, très prisés des rois de France, notamment de Saint Louis. Au XIIIe siècle, le Livre des merveilles du monde dicté par Marco Polo, décrivant les trésors de la Chine et de l'Inde orientale, fît rêver l'Occident. A cette époque, l'Amérique et l'Océanie étaient inconnues et l'on n'avait qu'une vision approximative de l'Afrique, que les Arabes, plus de trois siècles auparavant, avaient déjà pénétrée au sud du Sahara. Mais c'est à la fin du Moyen Âge, au moment des Grandes Découvertes facilitées par les progrès de la navigation, que l'Europe, en quête d'or et d'épices, s'ouvrit réellement au monde. Tout d'abord, dans le milieu du XV siècle, elle découvrit l'Afrique noire dans le sillage des marins portugais qui, à partir de 1439, lorsque Gil Eanes doubla le cap Bojador, n'eurent de cesse de contourner le continent et, à partir des années 1470, d'établir le long des côtes les premiers comptoirs où s'échangèrent l'or, l'ivoire et les épices. C'est ainsi que, sur les cartes anciennes, les côtes de Guinée furent nommées par les richesses que l'on pouvait en tirer : côte du poivre ou de la malaguette, côte des dents, côte de l'or, côte des esclaves. Dans les années 1482-1484, Diego Cão atteignit l'embouchure du fleuve Congo tandis que João Alfonso de Aveiro explorait le royaume de Bénin. Quinze ans plus tard, Vasco de Gama ouvrit la route des Indes orientales par le cap de Bonne-Espérance, fonda les établissements du Mozambique et assura la maîtrise de l'océan Indien. Tandis que des «idoles» ou «fétiches» disparaissent dans les premiers autodafés des missionnaires chrétiens, les Portugais reconnurent très tôt l'habileté des sculpteurs africains. Des trompes et des salières sculptées dans l'ivoire, mais aussi des étoffes de raphia richement brodées, furent alors rapportées en Europe. En 1492, ce fut au tour de l'Espagne d'élargir son horizon, lorsque les caravelles de Christophe Colomb, affrétées par les rois de Castille, touchèrent les Antilles puis les côtes du continent américain. L'émerveillement de la rencontre avec la civilisation indienne fut suivi bientôt par le pillage et l'exploitation. Lors des premiers contacts, les chefs Taïnos d'Hispaniola (aujourd'hui Saint-Domingue) offrirent à Colomb des objets de grande valeur. Sûr d'avoir découvert un «eldorado», Colomb imposa un tribut aux populations locales qui apportèrent des pépites et des objets incrustés d'or, masques, miroirs, bijoux, idoles : malheureusement très peu d'objets de cette époque furent conservés, la plupart ayant été fondus. Biographie de l'auteur Etienne Féau est conservateur en chef au Centre de recherche et de restauration des musées de France, fut durant plusieurs années responsa Afficher moinsAfficher plus

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Présentation de l'éditeur Pour découvrir et s’initier aux arts traditionnels des civilisations d’Afrique, d’Amériques (Inuits, Indiens d’Amérique du Nord, Amérique centrale, Caraïbes, Andes, Amazonie) et d’Océanie. Extrait Extrait de l'introduction Dans le souci de renouveler la présentation de collections héritées des anciens musées ethnographiques ou coloniaux, fondés il y a plus d'un siècle, un grand nombre d'institutions européennes ont fait peau neuve ces dernières années, à Londres, à Berlin, à Leyde ou à Paris (musée du Quai Branly). S'ils jouissent aujourd'hui de l'estime universelle, les arts d'Afrique, d'Océanie et des Amériques ont été longtemps méconnus ou déconsidérés : cette introduction se propose de retracer l'histoire du regard occidental sur ces productions artistiques en s'appuyant sur celle des collections et évoquera la question du regard, trop souvent négligée, des peuples producteurs sur leurs propres oeuvres. Premières rencontres On a coutume de faire remonter le goût des souverains occidentaux pour les collections exotiques à Charlemagne, à qui le calife de Bagdad, Haroun Al Rachid, avait remis de fabuleux présents. Dans les siècles suivants, ce furent les croisades qui rapportèrent d'Orient des armes, des tissus et de la vaisselle, très prisés des rois de France, notamment de Saint Louis. Au XIIIe siècle, le Livre des merveilles du monde dicté par Marco Polo, décrivant les trésors de la Chine et de l'Inde orientale, fît rêver l'Occident. A cette époque, l'Amérique et l'Océanie étaient inconnues et l'on n'avait qu'une vision approximative de l'Afrique, que les Arabes, plus de trois siècles auparavant, avaient déjà pénétrée au sud du Sahara. Mais c'est à la fin du Moyen Âge, au moment des Grandes Découvertes facilitées par les progrès de la navigation, que l'Europe, en quête d'or et d'épices, s'ouvrit réellement au monde. Tout d'abord, dans le milieu du XV siècle, elle découvrit l'Afrique noire dans le sillage des marins portugais qui, à partir de 1439, lorsque Gil Eanes doubla le cap Bojador, n'eurent de cesse de contourner le continent et, à partir des années 1470, d'établir le long des côtes les premiers comptoirs où s'échangèrent l'or, l'ivoire et les épices. C'est ainsi que, sur les cartes anciennes, les côtes de Guinée furent nommées par les richesses que l'on pouvait en tirer : côte du poivre ou de la malaguette, côte des dents, côte de l'or, côte des esclaves. Dans les années 1482-1484, Diego Cão atteignit l'embouchure du fleuve Congo tandis que João Alfonso de Aveiro explorait le royaume de Bénin. Quinze ans plus tard, Vasco de Gama ouvrit la route des Indes orientales par le cap de Bonne-Espérance, fonda les établissements du Mozambique et assura la maîtrise de l'océan Indien. Tandis que des «idoles» ou «fétiches» disparaissent dans les premiers autodafés des missionnaires chrétiens, les Portugais reconnurent très tôt l'habileté des sculpteurs africains. Des trompes et des salières sculptées dans l'ivoire, mais aussi des étoffes de raphia richement brodées, furent alors rapportées en Europe. En 1492, ce fut au tour de l'Espagne d'élargir son horizon, lorsque les caravelles de Christophe Colomb, affrétées par les rois de Castille, touchèrent les Antilles puis les côtes du continent américain. L'émerveillement de la rencontre avec la civilisation indienne fut suivi bientôt par le pillage et l'exploitation. Lors des premiers contacts, les chefs Taïnos d'Hispaniola (aujourd'hui Saint-Domingue) offrirent à Colomb des objets de grande valeur. Sûr d'avoir découvert un «eldorado», Colomb imposa un tribut aux populations locales qui apportèrent des pépites et des objets incrustés d'or, masques, miroirs, bijoux, idoles : malheureusement très peu d'objets de cette époque furent conservés, la plupart ayant été fondus. Biographie de l'auteur Etienne Féau est conservateur en chef au Centre de recherche et de restauration des musées de France, fut durant plusieurs années responsa Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
Arts d'Afrique, des Amériques et d'Océanie
Editeur
Format
Broché
Publication
22 février 2012
Audience
Adulte - Grand Public
Pages
240
Taille
24.8 x 14.5 x 1.7 cm
Poids
614
ISBN-13
9782035861108
Livré entre : 24 juillet - 27 juillet
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