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Description du produit R160069336. En attendant l'emploi.... 1996. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 174 pages; quelques annotations au crayon.. . . . Classification Dewey : 330-Economie Revue de presse Feux croisés contre la pensée unique Peut-on sortir de la "pensée unique"? Une politique efficace en faveur de l'emploi est-elle concevable? Sommes-nous condamnés à accepter la "tyrannie des marchés"? Autour de ces questions crépite, ces jours-ci, une petite salve de livres contestataires. Si les auteurs identifient bien un ennemi commun, ils ne préconisent pas tout à fait la même stratégie. Le manifeste de Philippe Séguin prend date politiquement et donne une certaine cohérence à un argumentaire polémique égrené en diverses occasions. Il ne s'agit pas, dit-il, de faire "du social" pour réparer les dégâts de l'économie, mais carrément d'entrer dans une "autre société". Reprenant les analyses de l'Américain Jeremy Rifkin (La Fin du travail), il signale une rupture historique: "Dans le passé, chaque fois qu'une révolution technologique menaçait de se traduire par des pertes massives d'emplois dans un secteur, un autre secteur émergeait et permettait d'absorber le surplus de main-d'oeuvre." Mais la révolution actuelle, celle de l'informatique, s'accompagne, pour la première fois, "d'une croissance quantitative de richesse sans création massive et parallèle d'emplois". Seule l'action politique peut corriger le cours des choses. Sur son contenu précis, on reste un peu sur sa faim, hormis quelques pistes générales: création d'un grand service public de l'emploi regroupant ANPE, Unedic, services du RMI, reconversion d'une partie des dépenses d'aide à l'emploi et d'indemnisation du chômage vers le soutien d'activités socialement utiles (éventuellement exercées par des entreprises privées). Le modèle séguiniste ne tend pas vers l'Etat modeste ni vers la baisse des prélèvements: voilà qui est clair, à défaut d'être dans l'air du temps. L'économiste Jean-Marcel Jeanneney (qui fut ministre du général de Gaulle) va plus loin: le risque qui nous menace, dit-il, est celui d'une déflation, comparable à celle de l'entre-deux-guerres. Le remède n'est ni dans l'accroissement des déficits ni dans l'interventionnisme social, mais dans une belle et bonne relance de l'activité. Comment faire? Accroître la dépense publique serait malsain. Assouplir classiquement la politique monétaire ne suffirait pas. La solution consiste dans un "bon usage de la planche à billets": une création de monnaie ex nihilo par la Banque de France, au profit direct des ménages. Un procédé, dit l'auteur, efficace et non inflationniste à trois conditions, largement remplies aujourd'hui: l'existence de capacités de production inemployées, l'absence d'inflation et une balance des paiements excédentaire. Cette "reflation" monétaire n'est pas très éloignée des remèdes que préconise le keynésien James E. Meade, Prix Nobel d'économie en 1977. Lui aussi dénonce le rigorisme monétaire, "cette calamiteuse affaire". Il est absurde, dit-il, que des indicateurs financiers déterminent la politique économique: l'objectif central doit être la croissance, et le moyen, le soutien de la demande. Dans une Europe qui ne parvient pas à sortir du marasme, le débat va rebondir. --Gérard Moatti-- -- L'Expansion Quatrième de couverture Cela fait vingt ans qu'on attend la sortie de la crise. Aujourd'hui, c'est un sentiment d'impuissance qui domine, comme si le chômage était une fatalité. Comment en sommes-nous arrivés là ? Sommes-nous happés par des processus incontournables comme la mondialisation ou l'évolution technologique que nous ne serions plus capables de maîtriser ? Cet ouvrage est au vif de l'actualité au moment où les économies phares du monde - Etats-Unis, Allemagne, Japon - ne sont plus elles-mêmes à l'abri de la pauvreté, de la précarisation et du chômage, malgré la prospérité. Pour Philippe Séguin, c'est aux hommes politiques de dé Afficher moinsAfficher plus

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Description du produit R160069336. En attendant l'emploi.... 1996. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 174 pages; quelques annotations au crayon.. . . . Classification Dewey : 330-Economie Revue de presse Feux croisés contre la pensée unique Peut-on sortir de la "pensée unique"? Une politique efficace en faveur de l'emploi est-elle concevable? Sommes-nous condamnés à accepter la "tyrannie des marchés"? Autour de ces questions crépite, ces jours-ci, une petite salve de livres contestataires. Si les auteurs identifient bien un ennemi commun, ils ne préconisent pas tout à fait la même stratégie. Le manifeste de Philippe Séguin prend date politiquement et donne une certaine cohérence à un argumentaire polémique égrené en diverses occasions. Il ne s'agit pas, dit-il, de faire "du social" pour réparer les dégâts de l'économie, mais carrément d'entrer dans une "autre société". Reprenant les analyses de l'Américain Jeremy Rifkin (La Fin du travail), il signale une rupture historique: "Dans le passé, chaque fois qu'une révolution technologique menaçait de se traduire par des pertes massives d'emplois dans un secteur, un autre secteur émergeait et permettait d'absorber le surplus de main-d'oeuvre." Mais la révolution actuelle, celle de l'informatique, s'accompagne, pour la première fois, "d'une croissance quantitative de richesse sans création massive et parallèle d'emplois". Seule l'action politique peut corriger le cours des choses. Sur son contenu précis, on reste un peu sur sa faim, hormis quelques pistes générales: création d'un grand service public de l'emploi regroupant ANPE, Unedic, services du RMI, reconversion d'une partie des dépenses d'aide à l'emploi et d'indemnisation du chômage vers le soutien d'activités socialement utiles (éventuellement exercées par des entreprises privées). Le modèle séguiniste ne tend pas vers l'Etat modeste ni vers la baisse des prélèvements: voilà qui est clair, à défaut d'être dans l'air du temps. L'économiste Jean-Marcel Jeanneney (qui fut ministre du général de Gaulle) va plus loin: le risque qui nous menace, dit-il, est celui d'une déflation, comparable à celle de l'entre-deux-guerres. Le remède n'est ni dans l'accroissement des déficits ni dans l'interventionnisme social, mais dans une belle et bonne relance de l'activité. Comment faire? Accroître la dépense publique serait malsain. Assouplir classiquement la politique monétaire ne suffirait pas. La solution consiste dans un "bon usage de la planche à billets": une création de monnaie ex nihilo par la Banque de France, au profit direct des ménages. Un procédé, dit l'auteur, efficace et non inflationniste à trois conditions, largement remplies aujourd'hui: l'existence de capacités de production inemployées, l'absence d'inflation et une balance des paiements excédentaire. Cette "reflation" monétaire n'est pas très éloignée des remèdes que préconise le keynésien James E. Meade, Prix Nobel d'économie en 1977. Lui aussi dénonce le rigorisme monétaire, "cette calamiteuse affaire". Il est absurde, dit-il, que des indicateurs financiers déterminent la politique économique: l'objectif central doit être la croissance, et le moyen, le soutien de la demande. Dans une Europe qui ne parvient pas à sortir du marasme, le débat va rebondir. --Gérard Moatti-- -- L'Expansion Quatrième de couverture Cela fait vingt ans qu'on attend la sortie de la crise. Aujourd'hui, c'est un sentiment d'impuissance qui domine, comme si le chômage était une fatalité. Comment en sommes-nous arrivés là ? Sommes-nous happés par des processus incontournables comme la mondialisation ou l'évolution technologique que nous ne serions plus capables de maîtriser ? Cet ouvrage est au vif de l'actualité au moment où les économies phares du monde - Etats-Unis, Allemagne, Japon - ne sont plus elles-mêmes à l'abri de la pauvreté, de la précarisation et du chômage, malgré la prospérité. Pour Philippe Séguin, c'est aux hommes politiques de dé Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
En attendant l'emploi
Editeur
Format
Broché
Publication
06 juin 1996
Pages
175
Taille
20.5 x 14 x 1.3 cm
Poids
220
ISBN-13
9782020299787

Contenu

4ème de couverture

Cela fait vingt ans qu'on attend la sortie de la crise. Aujourd'hui, c'est un sentiment d'impuissance qui domine, comme si le chômage était une fatalité. Comment en sommes-nous arrivés là ? Sommes-nous happés par des processus incontournables comme la mondialisation ou l'évolution technologique que nous ne serions plus capables de maîtriser ? Cet ouvrage est au vif de l'actualité au moment où les économies phares du monde - Etats-Unis, Allemagne, Japon - ne sont plus elles-mêmes à l'abri de la pauvreté, de la précarisation et du chômage, malgré la prospérité. Pour Philippe Séguin, c'est aux hommes politiques de dé

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