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Audience : Scolaire - Enseignants
Le Pitch
Présentation de l'éditeur Chaque ouvrage propose, autour d’un thème, un parcours complet à travers une période historique et les grands domaines artistiques qui l’ont animée. Une première partie offre aux enseignants une mise au point scientifique sur les grands mouvements artistiques, intellectuels et politiques de la période, en s’appuyant des œuvres majeures. Une seconde partie commente des œuvres et déroule des parcours pédagogiques pour aider les enseignants dans la mise en œuvre concrète de l’enseignement de l’histoire des arts. Un cédérom regroupe l’ensemble des œuvres évoquées, enrichies d’autres œuvres complémentaires à comparer ou à opposer : peinture, sculpture, mais aussi textes littéraires et œuvres musicales Extrait UNE GARE, UN HÔTEL, UN MUSÉE Situé au coeur de Paris, le long de la Seine, face au jardin des Tuileries, le musée a pris place dans l'ancienne gare d'Orsay, un édifice construit pour l'Exposition universelle de 1900. Au xixe siècle, l'emplacement de la future gare d'Orsay était occupé par la caserne de cavalerie et le Palais d'Orsay, bâtiment administratif qui accueillait le Conseil d'État et la Cour des comptes. Lors de la Commune de 1871, le quartier fut entièrement incendié et, durant trente ans, les murs calcinés du Palais d'Orsay témoignèrent des horreurs de la guerre civile. A la veille de l'Exposition universelle de 1900, l'État céda le terrain à la Compagnie des Chemins de fer d'Orléans afin d'amener les visiteurs au coeur de la ville. En 1898, l'architecte Victor Laloux fut choisi pour construire la gare et son hôtel. L'inauguration eut lieu le 14 juillet 1900. L'ensemble est monumental et extrêmement moderne. L'hôtel s'élève sur cinq étages et possède trois cent soixante-dix chambres confortables. En plus d'un restaurant et d'une salle de réception luxueux, la gare est équipée d'ascenseurs, de monte-charges et accueille près de deux cents trains par jour. Elle utilise les premières tractions électriques, les trains à vapeur arrivant de province étant dételés avant Paris et tractés par de petites locomotives électriques jusqu'à l'intérieur de la gare. Laloux aurait pu profiter de cette avancée technologique pour réduire le projet, la grande halle n'étant plus nécessaire, mais cela aurait fait perdre à l'intérieur de la gare sa force architecturale. De plus, l'absence de locomotives à vapeur permit de soigner le décor puisqu'il n'y avait plus ni fumée noire, ni jets de vapeur pour abîmer la structure. La gare d'Orsay était avant tout destinée à impressionner. À partir de 1939, les quais étant devenus trop courts du fait de l'électrification des lignes de chemin de fer et de l'allongement des trains, la Compagnie décida d'abandonner progressivement ce terminus pour les trains des grandes lignes au profit des trains desservant les banlieues. La question de l'avenir du bâtiment commença à se poser. En 1945, il retrouva momentanément vie et fut notamment utilisé comme centre d'accueil des prisonniers de guerre et des déportés de retour d'Allemagne. Il servit également de décor à plusieurs films (dont Le Procès de Kafka adapté par Orson Welles). La compagnie de théâtre Renaud-Barrault installa plus tard son chapiteau, avant de céder la place aux commissaires-priseurs de l'hôtel Drouot. Pourtant, depuis 1939, le bâtiment de la gare d'Orsay était voué à la destruction. De nombreux projets virent alors le jour et un concours pour la construction d'un grand hôtel moderne fut organisé en 1971. Cependant, les années 1970 connurent un regain d'intérêt pour le XIXe siècle et la conservation du bâti existant fut acquise. La proposition d'un musée présentant des collections artistiques allant de 1848 à 1914 - de l'avènement de la IIe République à l'éclatement de la Première Guerre mondiale - fut lancée. Le projet de réaffectation devait respecter l'architecture de la gare tout en la réinterprétant en fonction de sa nouvelle vocation. Le 9 décembre 1986, le musée d'Orsay ouvrait ses portes au public Afficher moinsAfficher plus
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Présentation de l'éditeur Chaque ouvrage propose, autour d’un thème, un parcours complet à travers une période historique et les grands domaines artistiques qui l’ont animée. Une première partie offre aux enseignants une mise au point scientifique sur les grands mouvements artistiques, intellectuels et politiques de la période, en s’appuyant des œuvres majeures. Une seconde partie commente des œuvres et déroule des parcours pédagogiques pour aider les enseignants dans la mise en œuvre concrète de l’enseignement de l’histoire des arts. Un cédérom regroupe l’ensemble des œuvres évoquées, enrichies d’autres œuvres complémentaires à comparer ou à opposer : peinture, sculpture, mais aussi textes littéraires et œuvres musicales Extrait UNE GARE, UN HÔTEL, UN MUSÉE Situé au coeur de Paris, le long de la Seine, face au jardin des Tuileries, le musée a pris place dans l'ancienne gare d'Orsay, un édifice construit pour l'Exposition universelle de 1900. Au xixe siècle, l'emplacement de la future gare d'Orsay était occupé par la caserne de cavalerie et le Palais d'Orsay, bâtiment administratif qui accueillait le Conseil d'État et la Cour des comptes. Lors de la Commune de 1871, le quartier fut entièrement incendié et, durant trente ans, les murs calcinés du Palais d'Orsay témoignèrent des horreurs de la guerre civile. A la veille de l'Exposition universelle de 1900, l'État céda le terrain à la Compagnie des Chemins de fer d'Orléans afin d'amener les visiteurs au coeur de la ville. En 1898, l'architecte Victor Laloux fut choisi pour construire la gare et son hôtel. L'inauguration eut lieu le 14 juillet 1900. L'ensemble est monumental et extrêmement moderne. L'hôtel s'élève sur cinq étages et possède trois cent soixante-dix chambres confortables. En plus d'un restaurant et d'une salle de réception luxueux, la gare est équipée d'ascenseurs, de monte-charges et accueille près de deux cents trains par jour. Elle utilise les premières tractions électriques, les trains à vapeur arrivant de province étant dételés avant Paris et tractés par de petites locomotives électriques jusqu'à l'intérieur de la gare. Laloux aurait pu profiter de cette avancée technologique pour réduire le projet, la grande halle n'étant plus nécessaire, mais cela aurait fait perdre à l'intérieur de la gare sa force architecturale. De plus, l'absence de locomotives à vapeur permit de soigner le décor puisqu'il n'y avait plus ni fumée noire, ni jets de vapeur pour abîmer la structure. La gare d'Orsay était avant tout destinée à impressionner. À partir de 1939, les quais étant devenus trop courts du fait de l'électrification des lignes de chemin de fer et de l'allongement des trains, la Compagnie décida d'abandonner progressivement ce terminus pour les trains des grandes lignes au profit des trains desservant les banlieues. La question de l'avenir du bâtiment commença à se poser. En 1945, il retrouva momentanément vie et fut notamment utilisé comme centre d'accueil des prisonniers de guerre et des déportés de retour d'Allemagne. Il servit également de décor à plusieurs films (dont Le Procès de Kafka adapté par Orson Welles). La compagnie de théâtre Renaud-Barrault installa plus tard son chapiteau, avant de céder la place aux commissaires-priseurs de l'hôtel Drouot. Pourtant, depuis 1939, le bâtiment de la gare d'Orsay était voué à la destruction. De nombreux projets virent alors le jour et un concours pour la construction d'un grand hôtel moderne fut organisé en 1971. Cependant, les années 1970 connurent un regain d'intérêt pour le XIXe siècle et la conservation du bâti existant fut acquise. La proposition d'un musée présentant des collections artistiques allant de 1848 à 1914 - de l'avènement de la IIe République à l'éclatement de la Première Guerre mondiale - fut lancée. Le projet de réaffectation devait respecter l'architecture de la gare tout en la réinterprétant en fonction de sa nouvelle vocation. Le 9 décembre 1986, le musée d'Orsay ouvrait ses portes au public Afficher moinsAfficher plus

Détails du livre

Titre complet
La Ville
Editeur
Format
Broché
Publication
31 octobre 2012
Audience
Scolaire - Enseignants
Pages
96
Taille
22 x 17 x 0.7 cm
Poids
210
ISBN-13
9782011712011

Auteur

Livré entre : 25 juillet - 28 juillet
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